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  • Jean-Philippe

Le mois de Ramadan, une remise en question de notre rapport à la nature

Le mois du Ramadan, qui est le mois du jeune, le mois de Coran, le mois des invocations, le mois de la retraite spirituelle, mais qui est aussi le mois d'une remise en question de notre consommation. Le fait de se priver de nourriture et d'eau nous permet de repenser notre rapport à l'alimentation. Et notre monde actuel est celui des excès : excès de sucre, l'excès de viande, excès de produits transformés… Cette remise en question est fondamentale pour notre santé mais aussi pour notre planète.

Comment sommes-nous arrivés à une si mauvaise alimentation pour une notre humanité ?

Et surtout comment faire pour arriver à changer ses mauvaises habitudes ?

Un premier champ d'action se situe au niveau individuel, de prendre conscience des effets néfastes de cette mauvaise alimentation sur notre santé et d'apprendre à mieux manger.

Je vous invite pour cela à suivre notre sœur Elham Faress, nutritionniste, qui mets beaucoup d'énergie afin de nous aider à mieux manger pour améliorer notre santé générale. " Que ton aliment soit ton seul médicament." disait Hippocrate il y a presque 2500 ans ! Et nous avons urgemment besoin de prendre conscience à quel point nous sommes aujourd'hui malades, fatigués et stressés du fait de ces mauvaises habitudes alimentaires.

Un deuxième champ d'action se situe au niveau de la production. Notre monde agricole aujourd'hui souffre d'une profonde déconnexion à la nature : utilisation massive de pétrole, d'engrais, de pesticides, et des choix culturelles inadaptés, pour produire au finale une alimentation de mauvaise qualité qui rend notre humanité malade. Il suffit pour s'en convaincre de voir les taux d'incidence des cancer aujourd'hui.

Il est fondamental pour nous de réinventer une agriculture qui produira des produits adaptés à notre organisme en qualité et en quantité et qui sera également respectueuse des écosystèmes. La permaculture qui est pratiquée à l'îlot des combes, ce lieu dans lequel nous effectuons souvent de retraite spirituelle, et une preuve qu'il existe une autre voie pour l'humanité qui permettrait de produire en abondance notre nourriture tout en respectant l'harmonie universelle des écosystèmes. Cette forme d'agriculture est basée sur une collaboration avec la nature et elle est fondée sur le respect et l'amour que l'on a pour elle.

Mais si nous remontons la chaîne et cherchons à savoir comment nous sommes arrivés là il faudra s'interroger sur le lien que nous souhaitons nouer avec la nature.

En effet, notre humanité vie aujourd'hui dans une guerre constante contre la nature. Il faut dominer, maîtriser la nature pour produire notre nourriture.

Or il existe une seconde voie qui est celle de l'harmonie universelle.

En effet, Dieu nous a permis de vivre au sein d'écosystèmes qui fonctionnent de manière harmonieuse, cohérente, équilibrée. Chaque élément une place un rôle donné et interagit de la manière la plus belle et la plus efficace avec des autres éléments.

1 Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très Haut,

2 Celui qui a créé et agencé harmonieusement,

3 qui a décrété et guidé,

Sourate 87, verset 1 à 3


Si nous ne cherchons pas à comprendre comment fonctionne cette harmonie, nous allons continuer dans ce cycle infernal de destruction de l'humanité et de la nature.

Il devient donc fondamental pour notre humanité de repenser notre lien à la nature. Celui-ci doit être fondée sur l'amour et le respect. Et il faut construire avec la nature une collaboration intelligente afin de bénéficier l'un et l'autre d'interactions positives.

L'humanité a entamé depuis plusieurs siècles une guerre contre la nature et il va falloir aujourd'hui faire la paix.

Nous avions déjà montré dans un article précédent comment le Prophète paix et bénédiction sur lui avec nous et cette relation forte et profonde avec la nature qui l'entourait. Il avait même exprimer cet amour à travers cette phrase célèbre : « Uhud, je l’aime et elle m’aime ! »


Profitons donc de ce mois de Ramadan pour essayer de repenser ce lien à la nature, et ne pas en faire un mois de surconsommation comme on le voit malheureusement encore souvent chez beaucoup d'entre nous.




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